Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 09:52
4 ans...
Cela faisait 4 ans qu'il n'était pas sorti de l'université. Du bord du promontoire, là où les vents atteignaient parfois une violence inconfortable, Moleeni admirait la ville. Il aimait cet endroit d'où il pouvait distinguer l'agitation de la cité d'Emerylonn, loin en dessous de lui. Il ne se rappelait que peu de choses de la ville. Son oncle l'avait acceuilli voilà déjà plusieurs années et il avait pratiquement immédiatement été accepté comme élève prometteur à l'université, ce bastion de magie renommé dans les royaumes du nord : une des dernières structures flottantes depuis la chute de Netheril dont les archimages gardaient jalousement le secret...
Aujourd'hui, Moleeni avait atteint un stade de son apprentissage et allait entamer une nouvelle étape, bien plus dangereuse parce que placée entièrement sous son contrôle : il allait être livré à lui même dans le monde extérieur! Les aventures qu'il vivrait (car il avait déjà décidé de ne pas devenir un rat de bibliothèque) forgerait sa puissance ainsi que son caractère...
Soudain, une voix résonna dans son crâne : il était appelé au conseil central : l'heure était venue. Abaissant son capuchon qu'il avait mis pour se protéger du froid dû à l'altitude, il posa le pied sur la marche de téléportation à côté de laquelle il se tenait. Il ne fallait jamais arriver en retard à une convocation d'un archimage et il ne fallait jamais se promener le visage couvert dans les locaux de l'université! Moleeni avait appris à ses dépends à respecter ces règles durant ses premieres semaines ici mais il avait également appris que certaines règles pouvaient facilement être contournées... 
Quand il posa son deuxième pied sur la marche, il disparut instantanément du promontoire, le laissant vide, battu par les vents qui descendaient des montagnes du nord et de l'est, survolait la grande ville d'Emerylonn avant de se perdre au dessus de l'immense étendue de la mer, par delà l'arche...
Deux heures plus tard, alors que le soleil était à son zénith, Moleeni posa le pied hors du bureau des mages, dans l'animation d'une des grandes avenues d'Emerylonn, pour la première fois depuis tellement longtemps. Devant lui se jetait vers le ciel la flèche du temple de Selune, tellement imposante quand on la regardait du sol alors qu'elle avait l'air tellement insignifiante depuis là-haut. En y repensant, Moleeni leva les yeux au ciel, vers la masse sombre de l'université qui flottait à plus de cent mètres au dessus de lui. Il eu une légère impression de perdre pied en pensant reconnaître la petite silhouette du promontoire sur lequel il se trouvait encore quelques heures plus tôt et où, peut être, un autre mage le regardait maintenant ; mais il se secoua bien vite et commença à marcher.
Il avait l'intention de retrouver son oncle Arthur et sa femme Jenna afin de s'installer chez eux, le temps pour lui de trouver... quelque chose à faire...
Il descendit les rues bruyantes, prenant plaisir à sortir des avenues principales et à ressentir l'ambiance des ruelles typiques emplies de vcendeurs à la sauvette de de gamins des quartiers suspendus venus voler un pain, un fruit, ou mendier quelques pièces de cuivre. 
Il traversa le pont de Selune, l'île de l'Emeryl ainsi que le pont de Shar, appréciant mieux les dimensions dantesques des ponts et du palais maintenant qu'il les voyait de nouveau de près. Les mages, à force de tout voir de haut et en tellement petit, acquérait un sentiment de toute puissance vis à vis des gens simples qui vivaient en bas.
Moleeni arriva enfin dans le deuxième district. Il traversa le quartier industriel du port avant de rejoindre les quartiers des artisans. Il dût chercher son chemin un court moment avant de reconnaître la maison dans laquelle Arthur et Jenna louait un appartement. L'après midi touchait à sa fin quand il frappa à la porte.
  "Qui est là?" cria un voix de crécerelle.
  "C'est Moleeni!" répondit-il fièrement. Il se souvenait que la propriétaire des lieux était une vieille femme acariâtre et désagréble.
  "Jamais entendu parler! Foutez le camp!" lança la voix juste derrière la porte.
  "Je suis le neveu d'Arthur et Jenna, je viens de descendre de l'université de magie en tant que mage accompli!" répondit-il, exagérant quelque peu son titre.
  "Un mage?" s'écria la vieille femme en ouvrant la porte à la volée.
Elle était encore plus laide qu'il ne s'en souvenait et dû se retenir de faire un bon en arrière quand elle l'invita à entrer. 
  "Hoo, mais comme tu as changé, gamin!"grinça la vieille en le toisant de bas en haut, "Tu as fière allure! Ha mais voilà Jenna!" continua t'elle en voyant la tante de Moleeni descendre les marches qui menaient au couloir.
Jenna resta sans bouger quelques instants, elle semblait au bord des larmes.
  "Ho Moleeni... Enfin..." dit elle en se jetant contre lui.

Quelques minutes plus tard, alors qu'ils avaient réussi à se débarasser de la vieille mégère et que Jenna servait du thé à son neveu dans sa cuisine, ils purent parler.
  "Où est Arthur, Jenna?" demanda Moleeni.
Sa tante laissa tomber la tasse qu'elle servait sur le sol, brisant l'anse. Moleeni la ramassa, reposa l'anse contre la tasse et, faisant jaillir un petit rayon lumineux de ses mains, répara l'objet abimé. 
Jenna sembla à peine remarquer le petit tour qu'il venait de réaliser et lui repris l'objet des mains, le laissant quelque peu frustré du manque de réaction.
  "Arthur... n'est plus ce qu'il était..." Cela fait près de 2 semaines que je ne l'ai plus vu et... je crains qu'il m'aie quitté" dit la vieille femme en éclatant en sanglot.
Moleeni la laissa pleurer quelques secondes avant de demander:
  "Explique moi ce qu'il s'est passé!"
Jenna se reprit quelque peu et expliqua.
  "Depuis quelques temps, Arthur avait pris l'habitude de rentrer plus tard de son travail. Souvent, il n'avait plus faim, il avait l'air fatigué : de grandes cernes plombaient ses yeux alors qu'il agissait de manière agitée..." Elle bû une petite gorgée de thé avant de continuer "Un jour, je l'ai suivi... Je n'en suis pas fière mais, le simple fait qu'il ne m'ai pas vu prouve qu'il avait l'esprit occupé par autre chose. Je l'ai vu aller à la maison de... cette femme!"
  "Quelle femme?" l'interrompit Moleeni.
  "La femme d'un chasseur qui est décédé voici quelques années. Elle était jolie autrefois et je sais qu'Arthur l'a connue... Ce jour là, il n'est pas revenu à la maison! Il m'a fallu deux jours pour me donner le courage d'aller frapper chez elle! Sa fille m'a ouvert, me disant que sa mère était souffrante et qu'il n'y avait qu'elles deux dans la maison..."
Moleeni réfléchi quelques instants. Une petite enquête familiale ne payait pas de mine pour se future renommée mais un début était un début! Il allait découvrir ce qu'il était advenu de son oncle et le ramener à Jenna!


Quiloe préparait à manger. Comme tous les soirs depuis un an. Lise était assise à la table, les yeux fixés sur le verre de vin qu'elle faisait glisser d'une main à l'autre sans le boire.
  "Maman, tu veux bien m'aider?" demanda t'elle. "MAMAN!" cria t'elle quand sa mère ne réagit pas.
Lise souleva doucement ses yeux rougis de son verre.
  "Oui, ma chérie?" demanda t'elle d'une voix qui semblait venir d'un millier de kilomètres.
  "Tu veux bien m'aider?" redemanda Quiloe, présentant la vaisselle qui attendait d'être posée sur la table pour leur repas.
Soudain, sa mère lança un regard de côté avec une vivacité étonnante de contraste avec la lenteur habituelle de ses gestes, faisant craquer les vertèbres de son cou. 
  "Je n'ai pas très faim, Quil' " dit-elle, semblant scruter les ombres au coin de la pièce.
Quiloe regarda dans la direction qu'observait sa mère, ne voyant qu'un placard et son arc qu'elle avait posé là. 
  "Je vais aller sur le toit, regarder le ciel, ne m'attend pas pour dormir!" lui dit sa mère avant de se lever précipitemment de la table, renversant son verre de vin au sol sans même un regard avant de grimper les escaliers.
Quiloe se laissa glisser au sol, appuyée aux pieds de la table face aux fourneaux. Elle tenta de retenir ses larmes mais, alors qu'elle tournait le visage vers le coin qu'avait fixé sa mère, elle vit de nouveau son arc.
  "Papa..." murmura t'elle avant de fondre en larmes.
Son père était mort quelques années plus tôt. Il l'avait toujours emmenée en forêt avec lui dont il lui avait fait découvrir les animaux, les plantes et les pièges. Elle connaissait les plantes qui guérissait et celles qui rendaient malades. Elle avait déjà arpenté la forêt pendant des jours avec son père à la recherche d'un animal suffisemment âgé pour être tué et ramené. Mais, depuis sa mort, Quiloe se sentait souvent tellement seule.
Sa mère avait semblé esseulée pendant longtemps puis, cela faisait peut être un an, un homme avait frappé à leur porte. Sa mère et lui avaient alors passé une nuit entière à discuter dans la cuisine, comme de vieux amis. L'homme avait alors prit l'habitude de venir régulièrement et sa mère sembla revivre à son contact. Parfois, Quiloe se réveillait le matin pour les trouver tous deux endormis sur le toit, toutes portes encore ouvertes. Un jour, elle avait trouvé dans la main de sa mère une petite fiole de verre vide mais répandant encore une écoeurante odeur d'excréments.
Quiloe s'était posé de nombreuses questions auxquelles sa mère avait refusé de répondre mais, le moral de Lise semblant remonter au contact de l'étranger, elle en avait conclu qu'il ne pourrait en sortir que du bien.
Sauf qu'un jour, l'homme était venu agité, le visage semblant malade. Quiloe avait hésité quelques secondes à le laisser entrer quand il avait frappé et il l'avait directement poussé en arrière. Ses yeux étaient rouges comme s'il avait pleuré. Il s'était immédiatement excusé mais Quiloe l'avait repoussé et Lise était arrivé à ce moment.
Maintenant qu'elle y pensait, sa mère avait commencé à perdre la joie de vivre qu'elle semblait avoir regagné plus ou moins à ce moment là.
Lise et l'étranger s'étaient encore revu plusieurs fois alors que Quiloe cessait complètement ses sorties en forêt : il semblait que des êtres à moitié humains rôdaient en ville et dans ses alentours, tuant des victimes au hasard. Certaines histoires parlaient même de cadavres exsangues ou d'autres réduits en masses informes inidentifiables. Un soir, L'homme avait quitté leur maison, dans un état d'énervement extrême. Quiloe avait immédiatement verrouillé la porte derrière lui, effrayé par les veinules noires qui striaient le blanc de ses yeux.
Il n'était jamais revenu et sa mère avait sombré dans un mutisme où elle se perdait de plus en plus chaque jour.
Quiloe fut sortie de ses pensées par l'odeur de la viande qu'elle avait mise à cuire qui brûlait dans la grande poêle.
Elle se leva, enleva la casserole du feu, nettoya le vin sur la table et rangea la vaisselle. Pendant qu'elle s'occupait à ces tâches, quelqu'un frappa à la porte. Dehors, la nuit était tombée, il était peu prudent de se promener dehors à ces heures.
  "Qui est là?" demanda t'elle, se rapprochant, silencieuse, de son arc posé près de la porte.
  "Moleeni! Je suis le neveu d'Arthur, on m'a dit que je pourrais peut être le trouver ici." répondit une voix puissante de l'autre côté de la porte.
  "On vous a mal renseigné, il n'y a pas d'Arthur ici. Maintenant, allez-vous en!" lança Quiloe.
  "La femme de mon oncle pensait qu'Arthur était avec votre mère! "  dit la voix derrière la porte.
  "Qu'est ce que vous voulez?" demanda Quiloe en ouvrant la porte, un rougeur de colère envahissant ses joues. 
  "Juste parler à votre mère" répondit l'homme qui se trouvait devant elle, en haut des petits escaliers qui menaient à sa porte.
  "Ma mère n'était avec personne! Ni avant, ni maintenant! Votre oncle, si c'était lui, n'est plus venu ici depuis deux semaines et ma mère est souffrante, elle ne voudra pas vous recevoir." s'écria Quiloe.
  "Peut être puis-je tout de même tenter de lui parler? Je suis mage, j'aurai peut être les moyens de la guérir!"
Quiloe regarda l'homme fixement. Il se tenait haut et droit, avec un peu de l'attitude des mages, en effet.  Peut être qu'en effet, il pourrait faire quelque chose...
  "Elle est sur le toit. Au dernier étage. Je vais vous accompagner" dit elle, une lueur d'espoir semblant rayonner du sorcier qui lui faisait face.

Moleeni suivit la jolie fille dans les escaliers tout en pensant à ce qu'elle lui avait dit. Arthur n'était plus venu ici depuis un moment. A peu près à la même période, Jenna avait cessé de le voir également... 
La jeune fille ouvrit une trappe dans le plafond du deuxième étage qui dessina alors un carré de ciel d'encre parsemé d'étoiles. Elle grimpa a l'échelle, laissant Moleeni sur le palier et, d'une petite voix, appela:
  "Maman? il y a un homme qui veut te parler."
  "Qu'il s'en aille!" dit doucement une autre voix venant de l'extérieur.
  "Il dit qu'il est le neveu d'Arthur..." répondit la fille.
S'ensuivit un long silence puis, elle fit signe à Moleeni de grimper les échelons vers le toit avant de les abandonner tous deux là-haut, ses yeux tristes semblant supplier Moleeni de faire quelque chose...
Moleeni, debout sur le toit plat, regarda autour de lui. Ils étaient un tout petit peu plus haut que la majorité des toits du quartier et pouvaient voir le paysage jusqu'à la baie. Dans le ciel, la lune et son cortège de larmes éclairaient le ciel et, au loin, brillaient les globes lumineux des ponts. Tout au bord du toit, lui faisant face, se tenait une femme grosse, aux longs cheveux filasse dû au manque d'entretien. Elle le regardait mais il ne pouvait distinguer ses yeux perdus dans l'ombre noire des cernes qui les englobaient. 
Moleeni remarqua qu'elle se tenait fort près du toit.
  "Vous êtes le neveu d'Arthur?" demanda t'elle.
  "Oui, je m'appelle Moleeni."
  "Il m'a parlé de vous. Vous êtes mage."
  "Savez-vous où se trouve mon oncle? Sa femme ne l'a pas vu depuis déjà deux semaines." demanda t'il.
 "Elle non plus? Dans ce cas, il est perdu. Comme eux... et comme moi, bientôt..." répondit elle, sa voix chevrotante.
  "Qu'est ce que vous voulez dire? Comment ça, perdu?"
  "Nous n'aurions jamais dû toucher à cela..." continua t'elle, comme si elle ne l'avait pas entendu "Quand ils sont partis, nous laissant sans rien... Comment aurions-nous pu nous douter des conséquences?"
  "Je ne comprend pas un traître mot de ce que vous dites" dit Moleeni en tentant de se rapprocher doucement de la femme dont les talons frôlaient la limite du toit.
  "C'est normal." répondit elle "Vous n'y avez pas touché... Mais moi, bien. J'ai commencé à voir les ombres se déplacer, à la limite de mon champ de vision. Et bientôt... bientôt, je serai comme eux."
Moleeni ne répondit rien, mais fit encore un pas vers la femme.
  "Arthur a voulu tenter quelque chose. Il disait que Magnus pourrait l'aider. Qu'il aidait les gens comme nous... Mais il n'est pas revenu évidemment..."
  "Magnus? Qui est-ce?"demanda Moleeni en se rapprochant encore un peu. Il était presque à portée de bras maintenant.
  "C'est trop tard. Je les sens venir. Je me sens partir. Je ne veux pas de ça..."
Moleeni sauta en avant, tentant de toucher la femme qui se laissa tomber en arrière. Il parvint à toucher sa main et lança un sort qui ralentirait sa chute mortelle vers la rue, plusieurs mètres en contrebas. Il sentit la magie le traverser et toucher la femme mais, sentit immédiatement après que la volonté de la suicidaire avait été plus forte que sa magie. Elle tomba vers le sol alors que Moleeni tombait au sol sur le bord du toit, la voyant s'écraser dans la rue avec un bruits d'os brisés devant un petit groupe de promeneurs nocturnes. Une jeune femme aux longs cheveux roux leva les yeux vers lui alors qu'une grande coulée de sang sombre coulait rapidement entre les pavés inégaux de la ruelle en pente.

Dans la cuisine, Quiloe attendait, assise à table, faisant tourner un verre de vin entre ses doigts, à la manière dont sa mère le faisait encore quelques temps plus tôt. Quand elle entendit un choc sourd dans la rue, devant sa porte. Elle se leva, son esprit travaillant en accélérant. Avant de toucher la poignée de la porte, elle sut exactement la scène qu'elle allait découvrir. Elle ouvrit la porte et vit un petit groupe de personnes autour du corps inanimé d'une femme que Quiloe refusait de reconnaitre. Elle resta sans bouger pendant un instant qui lui parut durer une éternité, ses yeux restant secs, incompréhensifs. Une petite halfelin et un grand guerrier se retournèrent vers elle sans qu'elle les vit réellement.
Tout à coup, dans la petite pièce donnant sur le jardin (qu'elle avait pris l'habitude d'appeler "la pièce de derrière" avec son père), un coup sourd résonna contre la fine porte de bois. puis un deuxième. Quiloe ne réagit toujours pas, tandis que l'halfelin se relevait, dévoilant le visage ensanglanté de sa mère.
Elle ne fit pas attention aux bruit que fit la petite fenêtre qui jouxtait la porte du jardin en se brisant, accompagné d'un grognement inhumain. Elle ne réagit toujours pas quand la porte de derrière s'effondra dans la pièce en un grand fracas et que les trois inconnus se précipitèrent vers elle, dégainant leurs armes...
Elle garda les yeux fixés sur une unique larme noire qui coulait du seul oeil de sa mère qu'elle pouvait voir de là où elle se trouvait. 
Par Flagg - Publié dans : Conséquences
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Commentaires

pourquoi tu rends ça aussi tragique >_
Commentaire n°1 posté par l0ad le 26/08/2009 à 10h55
bah parce que sa mère vient de claquer! Ca me parait un peu tragique à moi... Quiloe était très triste ce jour-là!
Réponse de Flagg le 27/08/2009 à 13h31
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